104 Rue Pablo Picasso

La Désirade Villa #12

83500 La Seyne S/Mer

nathaliebono.accompagnante@gmail.com

Tel: 06 59 57 62 88

RDV par Skype 

Du lundi au samedi

de 17h à 20H

  • Black Facebook Icon
  • Icône social Instagram

Comment devenir plus serein(e) au travail grâce aux préceptes bouddhistes.

Mis à jour : 11 sept 2018

Pas de panique pas besoin de partir dans un monastère à Katmandou pour améliorer ses performances au travail. Je vous rassure, vous n’aurez pas non plus besoin de vous convertir. Il ne s’agira ici que de prise de recul et de spiritualité pour mieux appréhender nos émotions et celles des autres..

Aujourd’hui on cherche à ramener de la spiritualité, du sens dans notre vie et on omet souvent que pour être mieux dans sa peau, avec sa famille, pour s’épanouir on devrait peut être commencé par changer des choses au travail. Après tout n’est-ce pas l’endroit où l’on passe la plus grande partie de son temps ?


Comment devenir plus performant au travail


ça ne vous ai jamais arrivé de commencer le lundi de bonne humeur parce que vous aviez passé un bon week-end ? Tout va bien vous avez pris le métro, le bus, la voiture, vous êtes arrivé(e) à l’heure, la machine à café fonctionne et sur votre bureau vous attend un super projet que vous avez hâte de développer. Et Bam ! En une seconde une personne arrive de mauvaise humeur, vous assène des reproches qui n’ont aucun sens, ou est juste désagréable avec vous et là : tout le bénéfice du week-end évaporé en deux secondes.

Si si, je suis sûre que ça vous est arrivé !


A ce moment là, plusieurs solutions se proposent à nous :

  1. Eviter cette personne le plus possible pour ne pas avoir à subir son humeur massacrante.

  2. Devenir aussi désagréable qu’elle en pensant que de cette manière elle comprendra quitte à se fourvoyer soi-même dans un comportement qui ne nous ressemble pas.

  3. Raconter tout ce qu’elle nous a dit à une autre personne pour se décharger de cette négativité en la transmettant.

  4. Vouloir faire changer cette personne en la stigmatisant auprès des autres. en pensant ça aura un impact sur elle.

  5. Travailler sur soi pour ne plus se laisser envahir par les comportements des autres et donc avoir plus de clairvoyance vis à vis des attitudes d’autrui.


Je suis sûre que vous vous êtes reconnu(e) dans l’une des 4 premières solutions. Je suis même persuadée que vous usez des ces stratagèmes au boulot.


J’avoue que pour ma part la fuite me plaît bien. Mais quoiqu’il en soit il s’agit d’une solution temporaire donc un jour il faudra bien que je me retrouve en face de la dite personne.


Les 4 premières solutions sont des contournements. La cinquième est la plus difficile à mettre en place car elle ne semble pas cohérente au premier abord.


Pourquoi devrais-je travailler sur moi alors que c’est l’autre qui a une attitude pourrie ?

J’avoue vu sous cet angle ce n’est pas très logique.

Et pourtant, c’est là que réside la solution, en soi. Et c’est là aussi que les préceptes bouddhistes peuvent être d’une aide précieuse.


Je vais vous montrer comment résoudre vos petits tracas du quotidien en appliquant facilement quelques conseils pour désamorcer certains comportements malveillants. En tout honnêteté, j’essaie chaque jour d’appliquer moi-même les conseils dont je vous parle. C’est un long chemin. Et ce qui compte ce n’est finalement pas de devenir un exemple de vertu mais l’effort que l’on fournit pour parcourir cette marche vers la vertu. Bref, je ferme la parenthèse.


Donc pour résoudre vos petits tracas, nous allons nous baser sur certains préceptes bouddhistes. Ce sont des valeurs universelles que nous connaissons tous mais que nous n’appliquons jamais car elles nécessitent de se les appliquer d’abord à soi-même. Et malheureusement nous aimons tous que ce soit les autres qui fournissent des efforts. Et je m’inclue dans le nous. Nous avons une prédisposition en tant qu’humain à vouloir toujours commencer le changement par l’extérieur, c’est à dire par les autres. Mais ça ne fonctionne jamais comme ça.


Les préceptes sont les suivants : La bienveillance, l’effort, l’interdépendance, la patience.


La Bienveillance




Commençons par la bienveillance. il s’agit d’une attitude ouverte et positive, qui s’inscrit dans le respect des autres et évince les concepts de préjugés et d’a priori. La bienveillance est aussi le fruit d’une attitude modeste qui vise à regarder les gens de bas en haut. Et non de haut en bas.

Dans le bouddhisme on dit qu’il faut regarder les autres toujours comme s’ils étaient au-dessus de nous, ainsi grâce à notre regard, nous valorisons leur qualité, leur énergie positive que nous pouvons recueillir. Alors que lorsque nous regardons les gens de haut, nous réveillons par effet miroir la part négative de la personne. Résultat : nous ne recevons que le négatif que nous avons généré.

La bienveillance permet donc de considérer l’autre comme au moins aussi important que soi. Elle permet de ce fait de se mettre facilement à la place de l’autre afin d’essayer de comprendre son comportement. En comprenant l’autre, nous pouvons plus facilement l’aider. Il ne s’agit pas ici de mollesse ou de paresse intellectuelle, il est tout simplement possible d’être ferme et bienveillant. Attitude qui nous permettra de résoudre les situations en se basant sur les fait, sans jugement de valeur.


L'effort



Allez encore un petit effort… Et oui, dans notre société de facilité, la notion d’effort a été supplanté par la notion de tout de suite. Nous avons de plus en plus de mal à faire appel à l’énergie, à la volonté de l’effort. La nature humaine nous incite quoi qu’on en dise au plaisir. Et oui, on est fait comme ça donc ne soyez pas trop dur avec vous-mêmes.

Un effort est particulièrement difficile à mettre en oeuvre, celui qui consiste à faire quelque chose qui exige que nous soyons dérangé, qui exige que nous fassions preuve de patience et d’ouverture ( cf la bienveillance tout est lié).

Il s’agit, par exemple, de l’aide que nous pourrions apporter si nous faisions un effort. Allez parler à cette personne pour qui on a de l’aversion pour mieux la comprendre et donc ne plus la subir.

Mais la plupart du temps, nous ne faisons pas cet effort qui pourrait faire toute la différence et nous nous accommodons de notre comportement en trouvant des raisons valables. Au lieu tout simplement de voir cet effort consenti comme une acte de liberté.

Pourquoi l’effort est-il si difficile ? Car il implique que nous changions, que nous nous remettions en cause. Vaste sujet …


L'interdépendance



Dans notre société, on nous apprend dès le plus jeune âge à être autonome, indépendant. Certes, cette étape est nécessaire à notre évolution en tant qu’adulte mais nous en avons une vue erronée. J’ai souvent entendu des personnes me dire : “je n’ai besoin de personne”. Il est vrai que je n’ai besoin de personne pour me faire à manger, pour m’habiller enfin presque. Nous sommes autonomes à partir du moment où nous pouvons accomplir un acte seul mais il arrive toujours un moment où nous devons faire appel à l’aide de quelqu’un que ce soit au travail ou à la maison.

Alors sommes-nous si indépendants que ça ? Dans la réalité, notre vie dépend complètement de celle des autres. Chacun de nos gestes, de nos actes, la plus banale action du quotidien comme se laver les dents est le fruit d’une série d’actions interférentes. Il a bien fallu des personnes pour concevoir ma brosse à dent, l’assembler, la mettre dans un packaging, la mettre en rayon dans le supermarché...Vous avez compris nous dépendons tous les uns des autres.

Donc cette personne au bureau qui vous tape sur le système, essayez d’évaluer votre lien d’interdépendance avec elle et vous verrez que même elle a des choses à vous apporter.


La patience



Pour évaluer, comme je le disais votre lien d’interdépendance, vous allez devoir faire preuve de patience.

La patience est la vertu qui nous permet de supporter ce qui nous est pénible.

Sans patience, pas de compassion. La patience nous aide à cerner nos propres souffrances afin de s’en libérer laissant ainsi de l’espace pour comprendre les souffrances des autres.

Je me souviens qu’un jour une nonne bouddhiste m’a dit : remercie la personne qui te fait souffrir car grâce à elle tu développes ta patience. Cette phrase m’aide à chaque fois qu’une personne m’irrite, elle est mon mantra pour persévérer dans la patience. C’est long et difficile mais à chaque fois que j’ai pu contenir ma colère et ma frustration en les transformant pour comprendre pourquoi l’autre se montrait menaçant, alors j’ai ressenti les bienfaits de l’effort, comme de l’endorphine après le sport.


Pour vous aider dans l’application de ces différentes vertus qui peuvent s’appliquer dans les situations émotionnelles que nous pouvons rencontrer au travail, je vous conseille d’abord d'être doux avec vous-même, de ne pas chercher la performance mais de savourer le chemin, de garder un esprit léger et en paix, pour cela c’est facile il suffit juste de détendre votre visage et de sourire. Enfin de visualiser de temps en temps ce que veut dire pour vous : la bienveillance, l’effort, l’interdépendance et la patience. Vous pouvez vous aider en relisant ce texte ou en vous inspirant au travers de lecture dont voici quelques références dont je me suis inspirée pour écrire cet article :


Développez votre potentiel professionnel grâce au préceptes bouddhistes - Marie Aubèle

Se changer, changer le monde - Collectif

Plaidoyer pour l’altruisme - Matthieu Ricard

Les voies spirituelles du bonheur - Sa Sainteté Le Dalaï-Lama