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Et si notre mal-être venait de nos peurs ?

Mis à jour : 30 nov 2018


S’affranchir de ses peurs c’est comme apprendre à marcher. Il faut se lancer avancer, tomber, se relever, tomber encore et se relever encore. Il n’y pas de recette magique. C’est un chemin. Il demande de l’effort. Un engagement envers soi-même. C’est une attention à soi de chaque minute. C’est savoir regarder en soi. Chercher en soi les réponses. L’extérieur est seulement le théâtre de nos expériences, c’est à dire l’expression des réponses que l’on a trouvé en soi. Si on cherche les réponses à l’extérieur, on ne trouve que le reflet déformant d’une réalité qui n’est pas la nôtre, mais celle que l’on a construit au fur à mesure de notre vie, à travers le regard des autres.


Se libérer de ses peurs

Souvent la première peur est la peur d’être soi-même mais avant d’arriver à ce niveau là de conscience, on a créé de multiples strates de peurs liées à l’extérieur de nous : peur des autres, de parler en public, peur de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur... Toutes ces peurs sont liées à l’extérieur car selon nous, soumises au regard des autres et donc à leur jugement. Mais dans le fond, ce n’est qu’une construction de notre mental. Nous autorisons tout simplement les autres à nous faire peur car si on demandait aux gens leurs intentions : ils ne vous répondraient sûrement pas qu’ils sont là pour vous faire peur ! Donc la plupart des peurs prennent naissance sur la même et unique peur, la peur d’être pleinement soi-même car au fond on ne sait pas vraiment qui on n’est réellement. Jusqu’à maintenant nous n’avons pas été à sa rencontre. Soi-même est alors un parfait inconnu. Et l’inconnu fait peur, héhé !

Enfant nous n’avions pas peur de qui nous étions, notre conscience pure nous offrait le confort d’être en paix avec nous-mêmes. D’ailleurs cette expression est assez claire, être en paix avec soi-même, c’est ne pas faire la guerre, c’est ne pas avoir peur. La peur crée tout ce qui nous ait néfaste, sauf bien sûr celle qui est émise par notre cerveau reptilien pour nous protéger d’un danger réel. Puis en grandissant, nous nous sommes identifiés à nos parents qui ont projeté sur nous leurs peurs, à tous ceux qui ont été sur notre chemin pour nous aider à grandir. Etant des réceptacles pures, nous nous sommes identifiées à ces peurs, inscrivant ainsi sur le disque dur de notre mental ce qui allait nous définir pour toute une vie. Le but ici n’est pas d’en vouloir à ceux qui nous ont permis de devenir des adultes mais de comprendre notre fonctionnement profond. Chaque peur a été construite et intégrée par notre mental.


Notre mental est à la fois un allié et un ennemi, il nous aide à fixer nos objectifs, à élaborer des plans, à construire des idées, il est ce que l'on croit être notre "je". Mais il n’existe pas seulement cette relation entre le mental et le monde qui nous entoure. Il en existe une autre plus subtile. Celle qui réside entre notre intuition et le monde dans lequel nous vivons. Pour s’exprimer l’intuition a besoin que notre mental, notre "je" la mette aux commandes. Une fois que le mental n'est plus le seul maître à bord alors une autre réalité s'offre à nous.


Comprendre cela c’est accepter qu’en lâchant notre mental, on lâche nos peurs. On nous a appris à n’être que dans notre mental, se torturer l’esprit est la norme, je pense donc je suis. C’est faux, je pense donc j’ai peur. Il existe une autre voie que celle définie par Descartes depuis de nombreuses années. Cette voie c’est : je suis donc je pense. C’est dans l’être que réside l’intuition. Être soi c’est être dans l’intuition, c’est être dans le coeur et dans l’amour. C’est un nouveau chemin à expérimenter. Personne ne nous a indiqué la direction mais quand on trouve cette voie, on sait qu’elle a toujours été là. On ne la voyait tout simplement pas ou on ne saisissait pas ce qu’elle pouvait nous apporter. On pense qu’être dans la souffrance, c’est exister. C’est faux. Exister c’est être dans l’amour. L’amour de soi dans un premier temps. Puis l’amour des autres. Être dans l’amour c’est tout simplement être en paix avec soi-même. Le contraire de la peur c’est l’amour.


Nous vivons dans le monde de la peur, on nous fait croire depuis notre plus tendre enfance que le monde est un danger, que les autres sont des ennemis et que l’univers s’évertue à travailler à notre malheur. Cela à pour objectif de nous cantonner à nos conditions. Nous sommes conditionnés par la peur. Tout ce que nous faisons est guidé par nos peurs. Prendre conscience de cela est un choc immense. Parce que nous ne trouvons pas d’issue à cette situation même si nous en avons conscience. Je me souviens qu’enfant, je ne comprenais pas pourquoi on m’obligeait à avoir peur. Peur des autres, peur de faire des choses, peur de faire du vélo, de dire ce que je pense. Tu ne peux pas faire ça ou dire ça, qu’est-ce que les autres vont penser de toi ? Oui parce que le regard des autres est un danger, leurs yeux sont des menaces. Tu n’as pas le droit d’être de toi même car c’est dangereux, si tu montres qui tu es les gens vont se servir de ça contre toi !


Wow ! Ok mais on dirait que tous ces propos n’ont aucun sens, non ! Comment concrètement une personne malveillante pourrait se servir de moi-même comme une arme contre moi-même. C’est vraiment biscornu, vous ne trouvez pas !


Je pense même qu’aucune personne ne peut émettre ce genre d’intention vis à vis de quelqu’un. Et pourtant c’était ancrée en moi, comme un danger réel, une vérité absolue. Ça n’avait aucun sens mais pour moi c’était normal, c'était devenu un mode de fonctionnement.

Qu’y-a-t-il derrière nos peurs ? Pourquoi sommes-nous effrayés par la vie ? Pourquoi les autres deviennent au fur à mesure que l’on grandit, nos ennemis ? Quel sens donné à toutes ses pensées ? Vers quoi nous orientent-elles ? Qu’apprenons-nous d’elles ? Pourquoi ne sommes-nous pas libre intérieurement ? C’est pour répondre à toutes ces questions que je suis devenue accompagnante. J'ai commencé par moi bien sûr et désormais j'accompagne les personnes, qui comme moi, sont en quête de leur vrai Soi.